Believe Survivors / Croyez la victime

Believe Survivors

La version française suit

December 6, 2016

December has arrived – the time of year when we see the traditional red and green decorations everywhere in our communities. These are happy symbols of the festive holiday season now upon us. We also see people wearing small purple ribbons above their hearts on their winter coats – a sad symbol in remembrance of the fact of gender violence on Prince Edward Island.

2016-12-05-11_53_36-new-notificationThe PEI Advisory Council on the Status of Women launched the 2016 Purple Ribbon Campaign Against Violence on November 25th, the International Day for the Elimination of Violence Against Women. The Campaign culminates in our Memorial Service on December 6th, the 27th anniversary of the Montreal Massacre. On that date we remember the 14 women who were murdered at the École Polytechnique in 1989 because they were women. Sadly, at our Annual Memorial Service we also remember the 10 women who have been murdered on PEI since 1989.

The statistics from Women in PEI 2015 show that in 2014-2015 women made up 85% of the victims of abuse cases, and 92% of the victims of sexual assault cases referred to Victim Services. Women have consistently made up at least 94% of the recipients of Emergency Protection Orders under PEI’s Victims of Family Violence Act. These statistics tell us that we need to continue our Purple Ribbon Campaign, and we need to increase our collective efforts to address the problem of male violence against women.

This year the theme of the Purple Ribbon Campaign is Believe Survivors. A survivor can be defined as “a person who carries on in spite of hardships or trauma.” There are many people in our society who have survived many hardships, including war and hunger, or hatred, isolation, and discrimination. Some Indigenous people in Canada have survived residential schools and their legacy; across Canada all Indigenous people have survived the historic trauma of policies and decisions that deny their worldview and that hurt them as a group. Some people have survived gender violence, family violence, sexual violence, emotional or psychological violence, or physical violence.

When someone who has survived trauma tells us about their ordeal, we need to listen to their story and we need to believe them. We do not need to doubt and question, we do not need to find proof. By listening and believing, we provide a safe place for them to share their traumatic memories. By listening and believing, we can reduce the sense of isolation the survivor may feel.

In Canada only a very low number of cases of violence against women are reported to police, and there are low rates of prosecution and conviction of the numbers that are reported. There is much that needs to be done to improve the response of our justice system to survivors of violence. But first we need to listen, and believe survivors.

The public is invited to attend the Memorial Service for Victims of Violence on Tuesday, December 6th, from 12:00 noon to 1 PM, in Memorial Hall, Confederation Centre of the Arts (venue sponsor) in Charlottetown.

Mari Basiletti, Chairperson
PEI Advisory Council on the Status of Women

***

Croyez la victime

6 décembre 2016

Le mois de décembre est arrivé – c’est le temps de l’année où nos communautés sont décorées en rouge et vert, couleurs traditionnelles du temps des Fêtes. Ce sont des symboles festifs de la saison. Nous voyons aussi des gens porter un petit ruban violet près de leur coeur, épinglé sur leur manteau d’hiver – un triste symbole de la violence sexiste qui existe à l’Île-du-Prince-Édouard.

2016-12-05-11_53_36-new-notificationLe 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Î.-P.-É. a lancé sa Campagne du ruban violet contre la violence pour l’année 2016. Cette campagne se termine par notre service commémoratif le 6 décembre; il s’agira du 27e anniversaire du massacre de Montréal. Cette journée-là, nous nous souviendrons des 14 femmes qui ont été assassinées à l’École polytechnique en 1989 parce qu’elles étaient des femmes. Tristement, lors de notre service commémoratif, nous nous souviendrons aussi des 10 femmes qui ont été assassinées à l’Î.-P.-É. depuis 1989.

Les statistiques tirées de la publication Women in PEI 2015 démontrent qu’en 2014-2015, les femmes représentaient 85 % des victimes de violence et 92 % des victimes d’agression sexuelle orientées vers le Service d’aide aux victimes. Les femmes ont toujours représenté au moins 94·% des bénéficiaires d’ordonnances de protection d’urgence dans le cadre de la Victims of Family Violence Act (loi sur les victimes de violence familiale) de l’Î.-P.-É. Ces statistiques nous disent que nous devons poursuivre notre Campagne du ruban violet et que nous devons augmenter nos efforts collectifs pour aborder le problème de la violence des hommes contre les femmes.

Cette année, le thème de la Campagne du ruban violet est Croyez la victime. On peut décrire la victime comme étant « une personne qui poursuit sa vie malgré les difficultés ou les traumatismes qu’elle a pu vivre. » Bien des gens dans notre société ont enduré des épreuves, y compris la guerre, la faim, la haine, l’isolation et la discrimination. Certains peuples autochtones au Canada ont survécu aux pensionnats indiens ou sont affectés par l’héritage qu’ils ont laissé aux futures générations; tous les Autochtones du pays ont survécu au traumatisme historique des politiques et des décisions qui les ont privées de leur vision du monde et qui leur ont causé du tort en tant que groupe. Certaines personnes ont survécu à la violence axée sur les sexes, à la violence familiale, à la violence sexuelle, à la violence psychologique ou à la violence physique.

Lorsqu’une personne qui a survécu à un traumatisme nous raconte son épreuve, il faut écouter et croire. Il ne faut pas douter et questionner; il ne faut pas chercher des preuves. En l’écoutant et en la croyant, nous lui fournissons un endroit sécuritaire lui permettant de partager ses souvenirs traumatiques. Nous pouvons aussi atténuer son sentiment d’isolement.

Au Canada, très peu de cas de violence faite aux femmes sont signalés à la police, et les taux de poursuites et de condamnations découlant des cas qui sont signalés sont très bas. Il reste toujours beaucoup à faire afin d’améliorer les mesures d’intervention prises par la justice auprès des victimes de violence. D’abord, nous devons écouter et croire les victimes.

Le public est invité à assister au service commémoratif pour les victimes de violence le mardi 6 décembre de midi à 13 h dans la Salle commémorative du Centre des arts de la Confédération (commanditaire de la salle) à Charlottetown.

Mari Basiletti, la présidente
Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Île-du-Prince-Édouard

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1 Comment »

  1. […] 6, 2016 Commentary, Believe Survivors by Chairperson Mari Basiletti The Guardian, December 6, 2016 – Believe […]

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