Making History for Women’s Equality / Une page d’histoire importante pour l’égalité des femmes

La version française suit.

History was made for women’s equality on Prince Edward Island on March 31st when Premier Wade MacLauchlan announced that a reproductive health clinic will open in this province by the end of 2016. The clinic will be located in a hospital setting. Services will include medical and surgical abortions, pre- and post abortion care, pre- and post natal care, counseling for women with post-partum depression, and pre- and post-treatment for in-vitro fertilization.

We applaud Premier MacLauchlan, Minister Responsible for the Status of Women Paula Biggar, Health and Wellness Minister Robert Henderson, and the provincial government for the decision to follow the Canadian Charter of Rights and Freedoms and to implement these services for reproductive health care on PEI.

It has been a long road to reach this point. In spite of the fact that abortion is a legal health-care service available in all the other Canadian provinces, our provincial policy has not allowed surgical abortions to be performed on Prince Edward Island since 1982. In the past 34 years, hundreds of Island women have travelled to Nova Scotia and New Brunswick and even Quebec, Ontario, or Maine for surgical abortions. Information and referrals for these services were often difficult to obtain. Coupled with the difficult decision to terminate a pregnancy, many women suffered physical, emotional, and economic burdens, as well as feelings of shame and guilt induced by PEI’s stigmatizing policy. Some women put their lives at risk by attempting to self-induce an abortion when obstacles appeared overwhelming.

The PEI Advisory Council on the Status of Women has advocated for abortion access and reproductive heath care services for women for three decades. Other advocacy groups on both sides of the abortion debate have protested, marched, signed petitions, and mounted letter-writing campaigns to promote their points of view.A toast!

Abortion Access Now, an advocacy group co-chaired by Ann Wheatley and Colleen MacQuarrie, gave notice on January 5, 2016, that a legal court challenge to the abortion policy was going to be launched against the Province of Prince Edward Island. The government was subsequently given the legal advice that the Province would lose the court case because the provincial policy discriminates against Island women who require surgical abortions. The Premier and his government have chosen not to fight the court challenge, and to join the other Canadian provinces in providing equal reproductive health services for Island women.

We are grateful for the energy and hard work of individuals and advocacy groups who have lobbied for abortion access and reproductive health care for Island women, and whose passion has created the momentum to carry us to this historic moment. We look forward to an active, collaborative role advising on the business plan by Health PEI. Questions about where the clinic will be located, what the time frames will be for implementation of each service, how often the clinic will be open, and which exact services will be offered at the clinic all need to be answered.

Access to abortion care is essential for women’s equality but does not meet all needs. PEI still needs better access to sexual health services for all genders. Women who wish to carry their pregnancies to terms are still waiting for birthing options such as midwifery and improved information and support for adoption as a choice. We need to continue work towards supportive child welfare policies for people who want to be parents but are struggling.

The women of Prince Edward Island will be watching closely as plans evolve, to ensure that the proposed reproductive health clinic provides the accessibility and quality of service that Island women deserve.

Mari Basiletti

Mari Basiletti is the new Chairperson of the PEI Advisory Council on the Status of Women.


Une page d’histoire importante pour l’égalité des femmes

Une page d’histoire pour l’égalité des femmes à l’Île‑du‑Prince‑Édouard a été écrite le 31 mars lorsque le premier ministre a annoncé l’ouverture d’une clinique de santé reproductive dans la province d’ici la fin de 2016. La clinique sera située en milieu hospitalier. Les services offerts comprendront les avortements médicaux et chirurgicaux, les soins avant et après avortement, les soins prénatals et postnatals, un service de counseling aux femmes souffrant d’une dépression post-partum, et le prétraitement et post‑traitement pour la fécondation in vitro.

Nous félicitons le premier ministre MacLauchlan, la ministre responsable de la Situation de la femme, Paula Biggar, le ministre de la Santé et du Mieux‑être, Robert Henderson, et le gouvernement provincial d’avoir décidé de respecter la Charte canadienne des droits et libertés, et d’offrir ces services de santé reproductive à l’Î.‑P.‑É.

Il a fallu beaucoup d’efforts pour y arriver. Même si l’accès à l’avortement est un service de soins de santé légal dans toutes les autres provinces canadiennes, notre politique provinciale interdisait la pratique d’avortements chirurgicaux à l’Île‑du‑Prince‑Édouard depuis 1982. Depuis 34 ans, des centaines de femmes de l’Île se rendaient en Nouvelle‑Écosse, au Nouveau‑Brunswick et même au Québec, en Ontario ou au Maine pour un avortement chirurgical. Il était souvent difficile d’obtenir de l’information sur ces services et un aiguillage vers ceux‑ci. En plus de la décision difficile d’interrompre une grossesse, un grand nombre de femmes éprouvaient des difficultés sur le plan physique, émotionnel et économique, et ressentaient un sentiment de honte et de culpabilité attribuable à la politique stigmatisante de l’Î.‑P.‑É. Des femmes ont mis leur vie en danger en tentant elle‑même de provoquer un avortement lorsque les obstacles semblaient insurmontables.

Depuis trente ans, le Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Î.‑P.‑É. plaide en faveur de l’accès à l’avortement et aux services de santé reproductive pour les femmes. D’autres groupes de défense ont fait valoir leur position respective sur l’avortement en organisant des manifestations et des marches, en signant des pétitions et en lançant des campagnes de lettres.

Abortion Access Now, un groupe de défense des droits présidé par Ann Wheatley et Colleen MacQuarrie, a donné avis, le 5 janvier 2016, que le gouvernement de l’Île‑du‑Prince‑Édouard ferait l’objet d’une contestation judiciaire relative à la politique provinciale sur l’avortement. Le gouvernement a reçu, par la suite, un avis juridique selon lequel il perdrait la cause puisque la politique provinciale est discriminatoire envers les femmes de l’Île qui doivent subir un avortement chirurgical. Le premier ministre et son gouvernement ont décidé de ne pas s’opposer à la contestation judiciaire et d’offrir aux femmes de l’Île les mêmes services de santé reproductive que ceux offerts dans les autres provinces.

Nous sommes reconnaissants des efforts et du travail ardu de particuliers et de groupes de défense des droits qui ont exercé des pressions pour que les femmes de l’Île aient accès à des services d’avortement et de santé reproductive, et dont la passion a créé le dynamisme requis pour mener à ce moment historique. Nous espérons jouer, de manière active et concertée, un rôle consultatif auprès de Santé Î.‑P.‑É concernant son plan d’activités. Il faut obtenir des réponses aux questions relatives à l’endroit où sera située la clinique, aux échéanciers dans la mise en œuvre de chaque service, aux heures d’ouverture de la clinique et aux services exacts qui seront offerts.

L’accès aux soins liés à l’avortement est essentiel pour assurer l’égalité des femmes, mais il ne répond pas à tous les besoins. L’Î.‑P.‑É. doit encore offrir un meilleur accès aux services de santé sexuelle pour tous les genres. Les femmes qui désirent mener leur grossesse à terme attendent toujours des options d’accouchement telles le recours aux sages-femmes. Elles veulent aussi plus d’information et un meilleur appui à l’adoption comme un choix. Nous devons poursuivre les travaux en vue d’établir des politiques d’aide à la protection de l’enfance pour les gens qui veulent être parents, mais qui éprouvent des difficultés.

Les femmes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard surveilleront de près la situation à mesure que les plans évoluent pour s’assurer que la clinique de santé reproductive proposée leur offre l’accès aux services et la qualité des services qu’elles sont en droit d’attendre.

Mari Basiletti

Mari Basiletti est la nouvelle présidente du Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Î.‑P.‑É.

1 Comment »

  1. Jenny said

    Bravo à vous toutes!!!

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