Because It’s 2015: Ending Violence Against Indigenous Women and Girls in Canada/Parce que nous sommes en 2015 : éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles autochtones du Canada

**La version française suit l’anglais dans ce courriel**

December 4, 2015

Because It’s 2015: Ending Violence Against Indigenous Women and Girls in Canada

In December 1989, a man who had a vendetta against feminists murdered 14 women students at L’Ecole Polytechnique in Montreal. Since then, ten Island women have been murdered and men they knew or loved were convicted, charged or implicated, in their deaths. Currently, Canada is finally beginning to address the national crisis of missing and murdered Indigenous women, 10 years after the Sisters in Spirit project initiated by Native Women’s Association of Canada (NWAC) first brought the issue to national attention. Each year, the PEI Advisory Council on the Status of Women hosts a memorial service on or near December 6th to remember murdered women in Canada. This year, the memorial service is dedicated to missing and murdered Indigenous women in Canada. Our theme is “healthy relationships and right relations do not include violence”.

In 2014, the RCMP told us that they know of over 1,100 missing and murdered Indigenous women. According to CBC, while Indigenous women make up only 4.3% of the total female population, they represented 16% of all female homicide victims over the last 30 years. The Native Women’s Association of Canada reports that Indigenous women are three times more likely to be killed by a stranger than other women in Canada.2015-11-12 10_18_16-Photos

This issue will not be solved by Ottawa or First Nations alone – all Canadians must make this a priority. As well as holding Prime Minister Trudeau to his commitment to address violence against Indigenous women, every Canadian has a personal responsibility to understand Canada’s past and present relationship with Indigenous peoples. A part of our theme this year, the term “right relations”, comes from faith communities who want to address the role of religious institutions in the operation of residential schools. They have used the term “right relations” to mean respectful relationships of equality and justice with Aboriginal peoples. In the words of the United Church of Canada, right relations begin by recognizing “the issue of broken relationship(s) that lies at the core of the residential school experience.”

Together, we must work on prevention of violence against women, the empowerment of marginalized Canadians and their communities, and on finding justice for the Indigenous women and girls who have been murdered and are missing. It is also the job of all Canadians to address the racism that created and maintains an environment where offenders feel they can freely rape, murder or traffic members of the Indigenous community. Here are some ways every Canadian can make a difference:

Once we, as a country, truly listen and understand, we then must work on reconciliation and building new respectful relationships. Reconciliation with Aboriginal peoples requires action by individuals, families, communities, governments, institutions, and systems. Because it’s 2015.

4 décembre 2015

Parce que nous sommes en 2015 : éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles autochtones du Canada

En décembre 1989, un homme qui voulait se venger contre les féministes a tué 14 femmes à l’École Polytechnique de Montréal. Depuis, dix femmes de l’Île-du-Prince-Édouard ont été tuées, et des hommes qu’elles connaissaient ou aimaient ont été condamnés, accusés ou impliqués dans leur mort. Récemment, le Canada a finalement commencé à se pencher sur la crise nationale que sont la disparition et le meurtre de femmes autochtones – dix ans après que le projet Sœurs par l’esprit de l’Association des femmes autochtones du Canada ait apporté ce dossier sur la table nationale. Chaque année, le Conseil consultatif sur la situation de la femme de l’Île-du-Prince-Édouard tient un service commémoratif aux alentours du 6 décembre afin d’honorer les femmes assassinées au Canada. Cette année, le service est dédié aux femmes autochtones disparues et assassinées du Canada. Le thème est : « Les relations saines tout comme les relations d’égalité et de justice sont exemptes de violence. »

En 2014, la GRC a informé le public qu’elle était au courant de la disparition et du meurtre de plus de 1100 femmes autochtones. Selon la CBC, les femmes autochtones ne 2015-11-12 10_18_16-Photosreprésentent que 4,3 % des femmes canadiennes, mais ont représenté 16 % des femmes victimes d’homicide au cours des 30 dernières années. Selon l’Association des femmes autochtones du Canada, les femmes autochtones sont trois fois plus susceptibles d’être tuées par un étranger que les autres femmes du Canada.

Le gouvernement fédéral et les peuples autochtones ne pourront régler ce problème seuls; tous les Canadiens doivent en faire une priorité. En plus d’avoir le devoir de veiller à ce que le premier ministre Trudeau respecte sa promsse de se pencher sur la violence faite aux femmes autochtones, chaque Canadien a aussi le devoir de comprendre les relations passées et actuelles entre le Canada et les peuples autochtones. Dans le cadre du thème de cette année, le terme « relation d’égalité et de justice » provient des organismes confessionnels qui veulent se pencher sur le rôle des institutions religieuses dans la gestion des pensionnats. Ils ont utilisé ce terme pour désigner les relations respectueuses d’égalité et de justice avec les peuples autochtones. Selon l’Église Unie du Canada, les relations d’égalité et de justice commencent par la reconnaissance des relations brisées qui se trouvent au cœur du problème des pensionnats.

Ensemble, nous devons travailler à la prévention de la violence à l’égard des femmes, à l’autonomie des Canadiens marginalisés et de leurs communautés, et à la justice pour les femmes et filles autochtones qui ont été tuées ou ont disparu. C’est le devoir de la population canadienne de se pencher sur le racisme dont découle l’environnement dans lequel les agresseurs se sentent libres de violer, de tuer ou d’assujettir à la traite des membres du peuple autochtone. Voici des moyens par lesquels chaque personne au Canada peut aider la situation :

Quand le pays aura vraiment écouté et compris, il faudra travailler à la réconciliation et à l’établissement de nouvelles relations fondées sur le respect. La réconciliation avec les peuples autochtones nécessite l’action des individus, des familles, des communautés, des gouvernements, des institutions et des systèmes. Parce que nous sommes en 2015.

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